Les Grandes Filles Mode'lles

"Futile, utile, bien dans ta ville"

26/09/07

"Old Times" (El Presidente!)

Rien ne va plus dans mon si grand monde. Il y a peu, je vous narrais mon incursion dans les boutiques pour homme, et me voilà désormais avec un sac de monsieur au poignet. L'amour du risque ("Jonathan et Jennifer, les justiciers milliardaires", comme ça c'est fait) chevillé au corps, j'ai poursuivi mon exploration de mes fashion interdits. Samedi, je me suis hasardée dans une boutique de fripes, et me voilà désormais avec un sac de mémé à l'épaule. Ma révolution porte un nom : Omaya*.

Les fripes et moi, on a toujours eu du mal. Première raison : mon hygiénisme primaire. On a beau me dire que ce tas de chiffons, là, aux puces de Clignancourt, bah il est propre, mon radar Super Croix se met en mode méfiance. Et quand j'envoie la main, c'est uniquement enveloppée de son gant Mapa fuschia. Seconde raison : mon impatience carabinée. J'ai beau (merci Alix, merci La Fée) me dire qu'il y a forcément une pépite parmi tous ces portants en rang lignés / ces bottes échevelées / ces sacoches empilées, j'ai la flemme de la trouver. Surtout quand je vois la pro du genre (la grande aux cheveux longs noisette, sourire Demi M. au vent, tunique flower sous sa veste militaire) exhiber devant le caissier le modèle ultime. Mon petit esprit inexpérimenté et moi, on ne lutte pas avec GI Jane.
Mais vous l'avez compris, depuis ma virée au H&M hommes, je ne crains plus personne en Harley-Davidson. Et c'est sur mon rutilant vélib' que j'ai rallié le susnommé Omaya, gros vendeur de sacs vintage sur le net et maillots de foot en touts genres.

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Et là, mon esprit coupé carré et bien net jubile : c'est propre, espacé, aéré, plein de casiers et de cartons. Pas de vêtements de filles (hormis des trenchs Burberry en excellent état que ma CB a ostensiblement ignorés), juste des sacs (et des pochettes) rangés par couleurs et des bottes par pointure. La fripe chic, quoi. Parfait pour une pseudo rebelle qui roule en Vélib' (je préfère devancer vos commentaires). Un bémol : c'est pas donné (le sac : 22 euros, contre 10 euros chez Freepstar par exemple), les bottes ne chaussent souvent pas comme prévu (Moi : "Non mais vraiment, vous êtes sûrs que c'est du 41 dans votre carton là?" , Lui : "Ah, mais ce sont souvent des modèles italiens, c'est sûrement pour ça", Mon pied, qui parle pas italien : "ouais, vas-y, dis que je fais du 42 tant que t'y es", mon pied parle mal et j'ai souvent mal au pied). Tant pis pour ces divines boots taupe, oublions ces platitudes bleu nuit, et repartons tout de même avec ça pour nos envies marine de cet hiver (car j'ai récemment adopté une veste marine, j'vous ai pas dit? J'vous dirais alors bientôt) :

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La couleur exacte se situe entre ces deux photos-là, place à votre imagination. Mais non, vous ne rêvez pas, y'a bien un espèce de macaron doré très messe-du-dimanche-matin tout à fait discutable sur la face avant. Je croyais pouvoir l'ôter mais il me semble plus résistant que prévu. Alors j'fais quoi, je l'attaque au marteau-piqueur ? J'veux bien ressembler à Simone Veil, mais bon ...
Comment ça, Christine Boutin?

* 55 rue du faubourg Saint-Martin, métro Strasbourg Saint Denis , oui je sais c'est Byzance, mais va pas croire que je vais aller sur mappy pour toi non plus.

Posté par Gall à 09:05:00 - My Life - Commentaires [39] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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