11/02/08
"Monday, Monday, Monday" (Tegan and Sara)
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Où je propose de dépenser du frique pour bien commencer la semaine et relancer la consommation
Travail, ciel gris, le métro bondé avec ce type imperméable qui vous vole le strapontin alors que vous descendez à l'autre bout de la ligne. On est lundi et franchement, ça va comme un lundi. Sauf ici, me direz-vous. Ici, c'est vendredi, car de ma souris magique, j'y fait la pluie et le beau temps. L'air du week-end dans les cheveux et une envie de jolies choses et de jeunes créateurs. De leurs jeunes et jolies choses. Alors, maintenant, on saute une étape puisque deux d'entre eux, et pas des moindres, viennent à vous. Nicolas Ghesquière (ou Dieu, pour les plus conservateurs) sait que je ne recommande que quand j'aime. Que quand j'aime une fois, c'est pour toujours (Francis C., éponyme). Nicolas G. est un romantique, et le site de ventes Fruit Rouge*, assez fantastique, de mettre à l'honneur cette semaine...
V de Vinster, tout d'abord, pour Virginie de Vinster, une créatrice toulousaine qui monte (pas qu'à Paris, d'abord). Une ancienne de la presse féminine, qui a très bien fait de quitter son clavier pour le crayon à dessiner. Les très select Olga, Almost Famous ou Moss in Paris garnissent leurs portants de ses merveilles épurées, ethniques juste ce qu'il faut. Chez Fruit Rouge, ils ont choisi ça :
Pull taupe manches ballons, 75 euros, Robe en soie, 95 euros
Et si vous hésitez encore, parce que c'est lundi et que vous êtes d'une humeur à regarder le 13h de Jean-Pierre Pernaut, je sors mon plus bel atout : la deuxième créatrice du jour, Virginie Castaway, dont Punky vous avait opportunément parlé. Elle aussi, 7 ans d'ISEM et un poste de chef de produit dans une grande société de prêt-à-porter française ne lui ont pas suffi. Elle a pris l'air, Virginie, un séjour en Australie où elle a dessiné sa première collection tout en Liberty retrouvée et voile de coton. "Cast Away" pour "naufragée" car de son propre aveu, ce voyage a constitué une "renaissance". Jugez-plutôt :
A gauche, le top Birdy à 47 euros, à droite le pull Fancy à 64 euros
A gauche, le top Kate à 25 euros, à droite Top Novelle à 57 euros
Alors, on arrête de me dire qu'on a pas la boutique à côté de chez soi, qu'on a claqué chez Sandro ce week-end ou qu'on préfère la moutarde en grains. C'est lundi, c'est jeune créateur, c'est l'été avant l'heure. Virginies ² le méritent bien, et vous méritez mieux que Jean-Pierre Pernaut. Définitivement.
* pour un parrainage, cliquer ici.
04/02/08
"Brad and Suzy" (Jude)
Où je dis que cet été, vous ne lirez pas Cécilia d'Anna Bitton sur la plage parce que ça suffit, mais vous porterez du Suzie Winkle parce que marre de la Cotonnade
Ca sonne British, ça sonne espiègle, ça sonne "venez-voir comment je suis belle". "Suzie Winkle". Jamais entendu parler, jusqu'à un Fresh matin d'hiver sur le salon Who's Next. Jamais vu, sans doute, sans que Flore, miss Eple & Melk, ne me tire d'emblée sur ce stand. Flore aime Suzie, Suzie aime Flore, Galliane aime Flore donc va aimer Suzie, elle est pas belle la petite maison dans la prairie la grande famille des jeunes créateurs?
Elle est belle, c'est bien ça le problème, et dans tous les sens du terme. Elle est belle comme une créatrice qui s'appelle pas Suzie, ce qu'elle précise avec des manières de chat, mais Laury, taille quasi mannequin dans ses low-boots André "achetées y'a deux ans" (dans ta face j'ai flairé la tendance) et robe taille haute hiver mi-tweed, mi-laine. Juste une écharpe à carreaux pour rehausser l'ensemble. Bleue, l'écharpe.
Elle est belle comme une collection printemps-été, la première alors de cette fille du commerce passée à Esmod, qui a ensuite enchaîné les stages et jobs divers chez Peclers ou Isabel Marant, six mois en Inde, et depuis styliste chez Kamakala. Mais on est là pour parler de Suzie Winkle, cette fille qu'existe pas, et pour la voir, surtout :
Un mix "Smoking + Gatsby + rétro 60", ça donne ça, cliquez grand pour admirer le travail
Robe Brian, Gilet Albert
Je craque d'emblée sur Albert, mister popeline rayée, Laury conseille la jupe avec un tee-shirt rock sans âge ou un V Neck American Apparel, des Repetto ou des spartiates aux pieds.
Le top à plastron et petits boutons noirs, Laury le casse avec un short en jean et des plateaux Chloé.
Là, c'est Galliane qui parle, vous touchez à rien, le bloomer et le top Chris piqué en coton, ils vont parfaitement ensemble. Merci.
C'est à ce moment là que je dis que la fille qui pose, là, juste au-dessus, n'est autre que la créatrice elle-même. On en revient donc au point de départ : une fille qu'on adorerait détester², qui fait des merveilles de ses dix doigts alors qu'on sait en utiliser trois pour bloguer, gentille, Marante. Pff. Qui a le bon goût de déconseiller le total look Winkle et revendique le tee-shirt tout mou gris H&M, les K Jacques usées jusqu'à la corde pour souiller un peu ses délicates silhouettes. Pff. Avec le portrait que je vous avais dressé de Flore, vous l'avez adoptée d'emblée. Alors, Suzie Winkle, sa popeline et son rayé, m'est avis que votre penderie ne pourra bientôt plus s'en passer.
Suzie Winkle est disponible :
Bulle de Prune, 5 rue de Chavanne, Lyon
Dis-moi qui tu es, 11 rue Léon Nautin, Saint-Etienne
Paris : sans doute une boutique bientôt, mais surtout une vente privée en mars donc repassez tantôt pour toutes ces infos.
*Quelques pièces Eple & Melk Printemps-été vendues ici !
22/01/08
"New Soul" (Yaël Naïm)
Ou comment, alors que certains partent bling blinger sur les pistes de Val Thorens, je proclame l'été ici hic et nunc
Le genre de fille qu'on adorerait détester s'appelle Flore et je l'ai rencontrée. Elle a de longs cheveux soyeux. Elle a des yeux clairs en amande, une tenue qu'elle semble née avec sur le dos tellement tout va sans avoir l'air d'avoir été réfléchi. Avec elle, l'habit fait la fée. Ca fait déjà beaucoup, mais avec Flore ce n'est pas assez. Elle a décidé d'avoir du talent et elle le gère plutôt bien, puisqu'elle a sorti une ligne de vêtements que personnellement, j'arrêterais de manger pour me la payer in extenso. Même les tailles XS. Et Flore a du goût, tellement de goût qu'elle n'a pas baptisé sa griffe "Petite Machin Chose" ou "Fashion Trendy Fabrique", elle l'a nommée EPLE & MELK. Evanescent, scandinave, aérien, tout ce que vous voulez, et vous aurez raison, car cela colle parfaitement à ce que Flore a pour vous rêvé.
Collection EPLE & MELK printemps - été 2008
1) Comment définirais-tu tes envies et tes inspirations pour ta collection été?
La collection s'intitule "Fragment". J'avais à la base envie de réfléchir sur le travail de deux artistes contemporains, Anne et Patrick Poirier, qui s'intéressent justement au fragment et à l'antiquité. D'ou une palette ivoire, grège, sable, bronze, des teintes éclaircies et des imprimés surannés, et des coupes qui détournent des fragments de cols, poches, etc ... Pour résumer, l'envie générale, c'était mêler un esprit frais, délicat (comme un joli été norvégien !) et détournements, déconstructions du vêtement.
2) L'accessoire que tu conseillerais pour faire vivre tes tenues?
Alors je crois que ca s'impose : Un joli sautoir Malababa ;) * d'une couleur vive (bleu par exemple ...), pour égayer les pastels et les couleurs sobres de la collection ou alors un sautoir de Sabrina Dehoff un peu rock (un petit masque en forme de tête de chat ou de lapin en cuir doré ou noir) toujours pour casser le côté "pur et frais" de la collection. Et une pochette assortie. Un petit détail pour finir le look et de la cohérence, c'est parfait.
Regardez ces effets de poches et ce jeu de matières...
3) Question mégalo : on te nomme à la tête d'une maison de couture célèbre, laquelle, pourquoi, et quelle sera ta première création (aïe, elle est dure celle-là)?
Allez, je crois que je choisis CHLOE. J'ai toujours aimé l'univers de la marque, féminine, rétro... Je suis assez fan de leurs chaussures donc je pense que ca serait ma première création ... Je n'ai pas le temps ni l'énergie pour me lancer dans la chaussure et j'aime le challenges, alors ca serait l'occasion parfaite ! Mais bon, EPLE & MELK pour l'instant me comble parfaitement, on va donc continuer !
Elle aurait pu nous faire une fleur, Flore, se la péter un minimum histoire qu'on ragote ces créatrices pff toutes les mêmes. Mais même pas, elle est gentille comme pas deux. Le genre de fille qui vous file sans qu'on lui demande le plan de la mort pour avoir vos bottes Isabel Marant à -50%, ou qui vous commande le sautoir de vos rêves* car elle a eu la délicatesse de copiner avec la créatrice qui l'a sorti. Elle est marseillaise aussi, Flore, c'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup. Flore, elle est trop, alors forcément, un jour, elle sera trop connue et ça marchera trop pour elle. Je sais pas vous, encore, mais moi, je dois l'avouer : J'Adore Flore.
Points de vente :
Matières à Réflexion, 19 rue de Poitou, 75008 Paris
My Family, 11 rue Mayet, 75006 Paris
Colline, 20-22 rue des Abbesses, 75018 Paris
Intérieur Jour, 178 rue Paradis, 13006 Marseille etc etc
A voir sur le blog de MàR, une vidéo consacrée aux créas EPLE&MELK.
PS : si vous êtes sages, une preview exclusive de la collection automne-hiver 2008 ?
18/01/08
"Villages, villages" (Désire Lasse)
Ou comment je décentralise mon propos pour fidéliser mon lectorat qui a forcément pleuré devant Bambi
On pourrait croire que, mais non. Que je ne parle que Parisienne, adresse parisienne, Parisienne qui va au concert à Paris et Parisienne qui s'achète un collier Bambi. Plus jeune, j'ai appris avec le sage poète Maxime L. F qu'on ne choisit pas ses parents, sa famille, qu'on ne choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher. Toi lectrice, tu as appris à marcher où, d'abord? Gueugnon, Nantes, Nantua, sur un coin de paradis, tu marches pas tu voles ? A vrai dire, qu'importe. Ah, Paris, Paris que je te quitte, pour livrer un bon plan que même à Pontaut-Combault, il est valable.
Parce que dans le Massif Central, l'Ardèche, l'Albigeois, les Hauts-de-Seine et le Cotentin, on veut aussi du sautoir Bambi, on aime la pampille, et on n'a pas forcément envie de venir à Paris. On a ses raisons et on n'a pas tort. J'annonce donc ici céans que si tu ne vas pas à Bambi (le sautoir en forme de faon, je précise, je ne cautionne pas les agissements undereighteen de Mickael J.) , Bambi viendra à toi :


35 euros, disponibles ici, dans la boutique online de la créatrice Chrystel Ortiz, alias Roulotte



Et ce dont vous ne vous doutez pas, c'est que cette créatrice désormais installée à Biarritz, achète ses fournitures auprès d'artisans locaux de Turquie, Thaïlande, etc, soit une démarche équitable. Bon, du we are the world we are the children point trop n'en faut non plus, manquerait plus que je devienne gnangnan et que je mette des robes Liberty. Lundi, je redeviens rock, je parle qu'aux Parisiennes et je vous donne une leçon de hypitude qui pourrait changer vos vies, ou non, faut voir. Toute une histoire, comme dirait l'autre sage poète Delarue.
15/01/08
"The limit to your love" (Feist)
Ou comment les non-Parisiennes vont encore m'en vouloir mais bon, tous mes voeux les plus cordiaux
Puisqu'aujourd'hui, il faut vivre ou survivre, pour reprendre la philosophe de nos cours de récré Star Club Nadiya, j'ai décidé de continuer à vivre dangereusement. Depuis un mois (et ma découverte de la fripe), vous le savez. Depuis hier (mon escamotage d'orteil enbotté), vous le mesurez. Donc samedi, en grande baroudeuse qui met du 40 alors qu'elle chausse du 41, j'ai délaissé mon traditionnel Haut-Marais (cage). Direction, Pigalle, Abbesses, risky business.
Monter une petite rue ensoleillée. Trottoir droit. Devanture flashy. Derrière cette porte, normalement, le keffieh que s'arracheraient toutes celles qui, comme moi, n'en ont pas, dixit Cyrille. Ici, certaines se demandent comment j'ai pu passer à côté de cette tendance lourde de la saison et je réponds que "ce n'est ni le lieu, ni le moment, et que ce n'est sûrement pas le JDD qui va fixer la date de mon mariage". Cinq minutes plus tard, là-bas comme ici, il n'était plus question de keffieh, déjà par des ultramodèles arraché. Il était juste question de découvrir une charmante boutique dont bientôt, vous aussi passerez la porte. Trottoir droit, devanture flashy, allez c'est parti.


Chouette, y'a du bleu sur les portants. Y'a surtout du DDikate, du Virginie Castaway, et de l'Eros by Erotokritos, qui est suffisamment difficile à trouver pour qu'on se réjouisse deux secondes en choeur et en chypriote, tiens.


En matière de sacs, vous ne serez pas déçues, puisque les baguettes Matières à réflexion (ah, la belle bleue...) se disputent l'espace avec les plus maousse de Virginie Castaway, encore.


Chouette, y'a des accessoires (Charlotte Sometime) et du bijou aussi. Les pendentifs Bambi et tout plein de délicates merveilles à pampilles, du Eva Gozlan, bref, de la verroterie de premier choix.
Puis, y'a les vendeuses. Mag & Val, Val & Mag. A qui, en cette période de peopolisation excessive, j'ai délicatement laissé l'anonymat. M'enfin, elles ont du goût, elles ont du temps pour vous conseiller et vous conter fleurette, par exemple, sur cette délicieuse créatrice grecque qui monte et que même Sofia Kokosolaki, elle en fera toute une feta bientôt. La prochaine fois, retenez son nom pour moi.
Ah, j'oubliais : outre les soldes, elles ont un portant braderie avec qui il faudra rapidement faire amie-amie.


Vous n'y trouverez plus ce fuschissime top Erotokritos, enlevé par mes soins pour le mettre en lieu sûr et aimant (ma penderie), mais il y reste du sacrément beau linge.
Moralité de l'histoire : quand y'en a marre du Marais, aux Abbesses raboule tes fesses.
Séries Limitées, 20 rue Houdon, 75018 Paris, tél : 01 42 55 40 85
04/12/07
"The sound of your name" (Charles Aznavour)
Ou comment on se rend compte que Micheline Dax, finalement, est une grande dame courageuse
*EDIT : les liens fonctionnent, yipee*
Vanessa Bruno n'aurait sans doute jamais fait carrière si elle s'était appelée Micheline Martichou. C'est terrible, mais c'est comme ça. Le destin ne tient pas à grand chose, une grand-mère autoritaire à qui il faut absolument faire plaisir, un pari entre potes un soir de Cinzano Party, et un être même pas né (Gudule, Micheline, Schlomo) paie les pots (de vin) cassés. Résumons nous, car j'en ai perdu la moitié au Cinzano : Isabel Marant, ça le fait plus que Monique Ranou. L'une vend des merveilles de robes, l'autre du jambon même pas star. CQFD.
Hier, j'ai découvert une créatrice au doux patronyme : Charlotte Sometime*. Ses pièces, disponibles chez Matières à réflexion notamment, sont à son image : délicates (Sometime) et malicieuses (Charlotte). Peu de photos disponibles, malheureusement (Charlotte, faudrait sometime and very soon penser à actualiser ton internet website, if you see what I pense?)

Mitaines disponibles chez Matière à réflexion,
tricotées main en laine d'agneau non roulée sous les aisselles, 35 euros
Mais comme pour toute vérité scientifique, il existe le contre-exemple parfait, que je livre ici, aussi sûre de moi qu'Helmut Newton-John. Au détour de la rue de Lappe, une visite chez La Penderie, une boutique "cosy-girly" à coloniser aussi tôt que possible, quelques modèles m'appellent sur leurs portants cintribillés. La marque? Touch Luxe*. Un nom qui ne m'évoque rien, sinon le mariage assez foireux entre Armor Lux et Tutti Tutti Touch me (The Rocky Horror Picture Show, dis-moi que tu suis, Frieda), voire Touch me, Touch me, I wanna feel your body (Samantha Fox, dis-moi que tu suis, Marie Sue), bref, un patronyme aussi glamour qu'un brushing sur Christine Boutin.
Mais, à y regarder de plus près...




Des robes courtes, comme La Fée les aime, de la maille tricotée, de couleur, entrelacée, très Erotokritos (et je suis difficile en la matière), de la fantaisie : une jolie collection, qui mérite qu'on ne s'arrête pas à l'étiquette. To put it in a nutshell, Monique Ranou, Mamie Nova et Corinne Charby, si vous vous lancez dans les frusques, j'irai voir avant de faire ma grande snob. Promis, juré, blogué.
* Liste des points de vente sur leurs site Internet
PS : demain, de la vente presse ou y'a déjà crise de foi?
30/10/07
"One" (U2)
Ou comment je confesse ma faiblesse et j'espère obtenir une carte de fidélité parce que je la mérite, m****
S'il n'en restait qu'un, ce serait celui-là. Grand, beau, tout cuir, inventif, unique, bref, siglé Matière à Réflexion *, forcément. Vous le savez, nous le savons, Thierry Mariani s'en doute sûrement dans son petit bureau de député turlupiné par l'ADN : les sacs, voilà ma grosse faiblesse de modeuse. Sardine a ses shoes, Punky a ses jeans larges, Marie a ses Kitty, il fallait bien que j'existe dans cette blogosphère.
Je vais donc vider mon sac sans plus tarder : oui, mesdames les jurées, j'ai pêché. Un vendredi soir de grève, une vente Les Filles en Aiguille qui tient toutes ses promesses, un verre de Martini, un stand, un sac noir en cuir à prix braderie, je dis spontanément oui. Evidemment, fallait que je me radine avec la seule nana que j'connais qui possède deux exemplaires de cette marque et qui, donc, manque cruellement d'objectivité. On récolte ce qu'on sème, me direz-vous, et j'opinerai du chef. J'ai donc semé quelques euros pour me balader désormais cette merveille au bras. Look, the gourmette on the anse :


Incorrigible, oui. Faute avouée à demi-pardonnée, que j'me dis. Sauf que question fringues, le même syndrome me prend quand je franchis le palier de ma meilleure amie, la dive Vanessa Bruno, si homefriendly qu'elle a invité la bucolique blondy Micky Green à son défilé.
Matière à réflexion, Vanessa Bruno, mes s'il-n'en-restait-qu'un .
Et pour vous, s'il n'en restait qu'un ?
* : quelques modèles disponibles sur www.frenchtouche.com
22/10/07
"High and low" (A-HA)
Où il est beaucoup question de "genre" parce que je n'arrive pas à caser "à la bien"
Enfin, j'les ai. Genre. Genre je faisais la fille qui ne s'intéressait pas au sujet, tout simplement parce que je n'avais pas trouvé chaussure à mon pied. Il n'aura pas échappé aux plus assidues d'entre vous - allez, on s'aligne et je distribue les bons points, Melle E toi t'es une régulière et tu sens bon t'as la grosse image - qu'il est un sujet de cette fashion saison non évoqué jusqu'à présent sur mon post-it (comme it bag, sauf que t'enlèves le bag et tu lis mon post) : la low boot. Genre. Parce que sujet maintes fois abordé, porté, disséqué, diviné par la plupart d'entre vous. Totalement larguée et légèrement débootée, je me suis juré alors, la main sur mon dernier Okapi, que je ne vous entretiendrais jamais de la low boot.
...
Donc, les filles. Vous connaissez la botte basse? Paraît qu'c'est vachement trendy c'te saison. Au détour d'une virée dans mon cher haut de Marais, rue de Saintonge, je me suis rallié à sa cause. J'étais tranquille, j'étais peinarde, j'entrais chez Pretty Box* continuer mon exploration de la fripe chic. Et vas-y que je bade ce blouson noir cuir était beau, cuir sentait bon le bison chaud (90 euros), ces pochettes vintage absolument mazette, ces bottes si carotte (j'avais le choix avec pleurote, allez chercher une rime en "ote", gourgandines).



Donc là, j'vais la faire courte, on n'est pas chez Camille ici, pas de thèse antithèse synthèse mon bon Blaise. L'équation se résumera à : un grand bac fourre-tout à 45 euros + un modèle taupe à talons moyens + un essayage rapide et concluant et personne pour me retenir = une grande fille contente avec ses bottes basses.


Alors, oui, c'est de la low boot, oui, j'arrive 52 ans après le débarquement et oui, c'est du gris. On en parle plus?
Si, en fait, on en parle ? Comment qu'elles sont, les vôtres?
*46, rue de Saintonge, 75003 Paris
17/10/07
" The unquestionable truth " (Limp Bizkit)
Comme d'autres ont voulu voir si la Terre était ronde, comme d'autres ont voulu voir si Karl Lagerfeld était "sympa-au-fond?", j'ai voulu voir si Elle nous mentait. C'est bien joli le coup du sac doudoune (sic) et du jodhpur pour tout le monde, cet angélisme we-are-the-world-we-are-the-children-united-colors of-benethon. Bene nuts, oui. On m'la fait pas. On m'la fait plus (depuis qu'à 10 ans, Télé Star a lâchement menti sur mes rediff's de Princesse Sarah). Alors, j'ai chaussé mon plus beau trench façon Inspectrice Gadget sponsorisée Comptoir, et je suis allée tester les adresses vintage du Elle à Paris.
Après quelques haltes sur mon chemin à l'autre bout de la capitale (la vente Vanessa Bruno chez NGR), j'ai échoué rue de Saintonge. Au n°57, plus précisément. "Esprit Vinyle", qu'elle s'appelle cette boutique et forcément, moi ça m'parle le vinyle. Que même je les mets en déco chez moi, les disques, tellement j'aime ça. Donc, je pousse la porte et là : une bonbonnière, bien agencée, grand lampadaire eighties et platine d'époque chinée avec soin. Au comptoir, une gravure de mode, et sympathique pour ne rien gâcher.


Le concept de cette boutique? Les chaussures (Yurkievich, M. Jacobs) vintage, parce que comme le dit la vendeuse, "les modèles neufs restent encore trop chers". Les vêtements, neufs, de jeunes créateurs, des pièces de Stella Cadente et les sacs issus du commerce équitable signés Zaza Factory.


A la base, j'y allais pour vous, les filles. Une incorruptible dans son imper'. Puis j'ai vu ces portants de bijoux, là. Ces Bambis boucles d'oreille, oui. Puis ces sautoirs Bambi, aussi en laiton, cuivre, noir. Parce que je cherche toujours l'info, je sollicite le nom de la créatrice. On me répond qu'elle est japonaise et qu'elle s'appelle Murakami Zu. Hitomi Tarata. Hihihi Chépluki, en gros.
Cinq minutes plus tard, on tombe l'imper et on sort le chèquier


Nonchalamment, je suggère que le pendentif Bambi, pailleté ocre d'un côté, peut aussi se porter à l'envers pour un effet noir bakélite. Trop inventive, la fifillle. La vendeuse, Sophie, opine, vachement sympa. C'est sûr, elle doit aimer Valérie Damidot comme moi. Ca me rassure un peu. Elles ont oublié de le dire, dans Elle.
Esprit Vinyle
57, rue de Saintonge, 75003 Paris - Du lundi au samedi 13h-20h.
PS : bon là, y'a pas d'adresse Internet pour commander... On est urbaines et civilisées, on m'en veut pas, d'accord?
15/10/07
"Like a Rolling Stone" (Bob Dylan)
Ou comment je vais vous faire découvrir plein de boutiques cette semaine tout en fredonnant du Catherine Lara qui doit être sur Bide et Musique cherchez bien
Dans mon Ipod, Nancy Sinatra. Dans mon Ipod, Blondie. Dans mon Ipod, the Long Blondes. Dans mon Ipod, Tegan and Sara, dans mon Ipod, Emmanuelle Seigner, dans mon Ipod, ma vie mes cris du rock.
Dans mon armoire de dure à cuir, un blouson, des bottes, un tee-shirt MJ immortalisé par notre startoriale Géraldine, du slim. Quelques notes d'Helluvah, un samedi aprem, et j'ai eu envie de compléter ma panoplie de Catherine Laracroft, la rockeuse de diamants. Au 22 rue de Poitou, j'allais forcément trouver mon bonheur. Non, ce n'est plus chez les survus et surchers Zadig & Voltaire qu'on s'encanaillera d'une guitare sur son cachemire. Blondienettes et autres BB Brunes, vous n'allez vite plus jurer que par Juliette Swildens. La nana, elle talonne déjà Vanessa Bruno dans mes virées choppinge pour ses basiques sans prétention, aussi doux que ses prix :





Une boutique aérée, sobre, une vendeuse charmante et de bon conseil mais surtout, une collection rock et sweet : de la maille grise et vert d'eau, des coupes rondes et décolletés, de la guitare en veux-tu (pendentif, foulard) du Jim Morrisson en voilà, des bottes plates cuir et du sac vachette grand et mou. Je ne pouvais qu'adorer. J'ai adoré. Et j'ai craqué, raisonnablement : une touche de corail dans ma vie (idéal pour mon prochain festival Les Inrock's), et le foulard prune qui remplacera le keffieh que je n'ai jamais trouvé :


Tee-shirt manches volantées (53 euros), foulard (28 euros) sur pull Vanessa Bruno

J'vous laisse, j'vais mater le concert des Plasticine*.
* Rockeuses nées à Neuilly et sponsorisées L'Oreal, parce qu'elle ne valent rien.
EDIT pour les non-Parisienne malheureuses : la marque est disponible sur www.shoppingparismode.com !






















