19/02/08
"Je suis venue te dire que je m'en vais" (Serge...)
Mon nouveau chez moi, c'est là.
Http://lesgrandesfillesmodeles.com
A tout de suite !
14/02/08
"My moon, my man" (Feist)
Ou vous croyiez quand même pas que j'allais parler de mode un jour pareil
Il met du parfum vers 23h30, avant d'aller se coucher. Pour moi, qu'il dit. Il fait chaque jour la vaisselle avec son Dégraiss'Boy vert fluo. Il attend toujours que je sois rentrée du boulot, souvent à 1H15 du matin, pour s'endormir. Il entasse ses pièces de monnaie dans un bol que j'essaie de cacher le mieux possible mais qui réapparaît toujours dans notre salon. Il se lève chaque dimanche matin pour aller chercher le pain et mes chouquettes. Il achète toujours les nouveaux CD de mes artistes préférés qui deviennent les siens, "mais tu peux pas avoir tes propres goûts", j'hurle, il rit. Il ressemble un peu à Gaspard Ulliel, un peu à Adrian Brody, un peu à Ashton Kutcher, dans mes yeux, ceux de mes copines, et c'est déjà bien.
Le 1er février, il m'a emmenée là. Parce qu'il m'a dit que la Saint-Valentin, c'est de la merde et qu'on célèbre pas l'amour à une date fixe comme des cons.
Il m'a laissée prendre mon bain en premier, même. Et il a ri, aussi fort que moi, quand il a vu le portrait d'André (le mec trop hype qui graffe et sort avec Melle de Caunes) totalement à poil dans les toilettes de la chambre.
Il a aussi promis de me prendre en photo pour "mon con de blog". Alors, un peu de Valli pour mon funny Valentin, the more I see you, the more I want you, see how this feeling, just grows and grows... lalala la la... lalala... lalalaa
08/02/08
"Red Lipstick" (Arno)
Ou comment on ne m'y reprendra plus, à jouer la Gwen Stefani du XXe
A force de voir nos stars chéries (Victoria Beckham, Katie Holmes... OK, Pénélopé et Nicole) arborer des manteaux tons sur tons sur les tapis rouges, à force de voir l'équipe de France taquiner du ballon en maillot de corps écarlate, à faire pâlir tous les marquis de Sade, à faire rougir les putains de la rade (Michel S., "Je vais t'aimer"), j'ai commencé à développer une petit rougeole printanière. Rien de bien grave, mais l'envie d'une pointe de rouge dans mon océan bleu actuel, quoi de plus naturel.

Robe Isabel Marant, sac Erotokritos, pendentif New Look
OK, il y avait déjà tout ce qu'il fallait pour me soigner dans ma penderie. Mais titillée par les cherry lips d'Alix ou de Jeune Demoiselle, je me suis dit que ma façade aussi, j'allais la repeindre en rouge. Les lèvres, j'entends. Red Lipstick, ma révolution porte ton nom, moi la "nude girl" de l'Est parisien. Gwen S., Chloé S., à vos plantés de bâtons, la femme fatale arrive avec ses sautoirs Bambi.


A gauche, la situation purement fantasmée par Galliane et son outil de dessin
A droite, la dure réalité du miroir
Parce qu'on n'est pas dans les pages beauté de Bien dans ma Vie, je vous passe les détails de la première application de ce truc qui est sensé vous glamouriser à mort. Allez non, je ne vous passerai pas que ce machin sur les lèvres crée un joli ensemble bien harmonieux avec les boutons que vous essayez d'oublier et qui se sentent tout de suite en confiance. Le rouge à lèvres ne pardonne rien, c'est Gilda qui toise le monde et ses détracteurs, c'est Danton sur l'échafaud face à la foule, c'est vous- m'avez-bien-vu-vous-ne-m'oublierez-pas. Rouge terreur.
Y'en a un qu'est pas près de m'oublier, en tout cas, c'est mon Brun quand il m'a vue débarquer rougie du bout des lèvres. Marmonnant, "surtout, garder un air dégagé, mais quoi je suis comme tous les jours, hop, je n'ai pas vu que tu avais remarqué quelque chose je range mes affaires voilà. "
- "Qu'est ce que t'as fait à tes lèvres?"
- "Ah? Oh, j'essaie le rouge à lèvres, je trouve que ça te crée une personnalité en un rien de temps, ça rend mystérieuse..." (pas eu le temps de finir ma théorie de la sensualité selon Jean-Charles Bourjois).
- "Ah, j'aime pas. Ca te donne dix ans de plus. Tu fais vieille."
Bleu + rouge, ni une ni deux, mon Brun y a tout de suite vu ultraviolet. Moi, j'ai abdiqué. Red carpette.
28/01/08
"High Down" (Helluvah*)
Où j'ai pas le syndrome du corn-flake, mais où je comprends mieux Josiane Balasko
Et des States elles sont arrivées, en un coup de vent et de sonnette. Moi, un sourire au facteur dans mon foireux pyjama Hello Kitty, un coeur qui bat la chabadabade. Elles, un grand carton, une grande boîte dans un grand carton, deux exquisités dans une grande boîte. Aubergine et 41. Isabelles comme pas possible.

Bottes Isabel Marant aubergine
Après? Après, on les regarde. On les passe même pas. On les laisse en évidence pour les éventuels passants éventuellement pas de passage. Ma classique mode de fonctionnement. Selon Martha Freud Junior Junior, cela porte un nom : le syndrome "Trop belles pour moi". "Tu les mets tes bottes, elles traînent par terre et je m'embronche !" (Le Brun). Moi, selon l'heure, l'humeur, et l'âge du capitaine, je brode. C'est un peu court jeune homme, on pourrait dire bien des choses, en somme. Pratique : "Peux pas, il pleut " ; esthétique : "Ca va pas avec ma robe, putaing !" ; caustique : "Quelles bottes?" ; synallagmatique "Gfgdsdfdfzf...." .
Ce syndrome me prend aussi pour certains sacs et autres manteaux. Martha Freud Junior Junior a séché sur le sujet, mais selon une étude du Cevipouffe, il y aurait deux facteurs déterminants :
- Un instinct de conservation surdéveloppé. Chez moi, pas de grêle, pas de boue, donc le sac en python se sait en sécurité. (voir "Petites notes sur l'instinct de conservation", par le Docteur Charles Fiessinger).
- Un rapport à son image tout à fait sain. Certains jours, avec ma gueule de métèque pas tonique, j'mérite pas ma blouse bleue Please Don't, ni mon sautoir Corpus Christi. Je mérite le pyjama Hello Kitty du facteur. (Voir Image -sans Emile pour les puristes -, "Les démons de Minuit").
Tout cela, c'est bien marrant et souvent joli, mais cela ne peut plus durer. Faut que je me soigne, car la mode chez soi, sur son tapis, ça n'a jamais fait rêver les foules. Ni Gaspard Ulliel (qui opère un retour très remarqué, faudrait voir à lui créer une rubrique pour 2008. Yurkievich ta face, Ulliel en force. Concept.) Bérangère la fameuse, nouvelle propriétaire de mes ex - Marant fauve, est bien dans ses bottes, alors pourquoi pas moi ?


A gauche, Bérangère et son mini-model Magellan, avec les Marant fauve
A droite, Galliane et sa main dans la poche brevetée à l'INPI, avec les Marant violine aubergine
Soit, le grand saut j'allais accomplir. "Trop belles pour moi", d'accord, mais pas pour le Beau Monde. Les Marant, j'ai finalement baptisé ... lors du Salon du Prêt-à-Porter.
* Pour celles qui aiment le bon rock, les morceaux du EP de cette grande demoiselle, c'est ici.
24/01/08
"On High Heels" (Motley Crue)
Ou essai sur le port du talon, même petit, par une fille bien dans ses baskets
8h. La France se lève.
9h. Le reste de la France se lève.
10h. Galliane se lève.
10h15. Galliane se lève vraiment, y'a Beverly Hills à la télé.
11h. Il est temps quand même de travailler. Ordi allumé. Document word ouvert. Fenêtres de blogs divers ouvertes.
11h30. Il est temps de commencer à travailler. Emails à des attachées de presse, demandes photos, rédaction de brèves à intérêt variable sur le dernier frigidaire qui sert aussi un expresso.
11h31. Comment ça, un sac Vanessa Bruno bleu klein sur Ebay? Galliane fait ce qu'il faut pour régler cette histoire.
12h00. Galliane réfléchit à acheter une fontaine Culligan et un distributeur de Twix, comme ça, elle aussi aurait droit aux pauses. Elle regarde son jean large, un vieux Zara élimé qu'elle aurait pu porter à Woodstock car elle y serait allée, si elle avait été née, franchement.
13h20. Pause-déjeuner. Rien de vraiment affriolant à raconter sur le sujet, à part que j'ai l'impression que Jack va retomber amoureux de Phyllis (Les Feux de l'Amour).
14h20. On se prépare, on va au 2e travail (pigiste cumularde). On a toujours son jean élimé et on a la flemme de l'enlever, et on peut pas porter ça avec des ballerines, alors... alors... On sort ses petits talons, troqués à la penderie de sa mère contre le chèque habituel des étrennes.
Salomés talons hauts (4 cm, tout de même) Chie Mihara, jean Zara 6 ans d'âge
15h. Galliane déconseille de marcher sur les bouches d'égout en talons par temps de pluie. Son jean n'en est que plus élimé, et il avait rien demandé.
15h15. Elle déconseille également le port du jean large trop long par temps de pluie, à moins de vouloir aider les services de la voirie à déblayer les trottoirs.
15h18. Tiens, avec des talons, on peut pas dévaler les escaliers à toute vitesse pour choper le métro. Les talons mettent en retard. Le code du travail devrait le prévoir. En parler à Nicolas S. Carla. B. quand on la croisera à Shopi.
16h03. Et on marche aussi moins vite. Trois minutes de retard. Sourire "Dati, le contrat de confiance", pour faire comprendre que ça se reproduira plus.
17h10. Je suis plus grande que mes collègues de boulot masculins qui, visiblement, ne goûtent pas tellement le derrière féminin dans le jean large. Noter cela dans la colonne "points positifs".
20h. Au moins, la réputation de Chie Mihara n'est pas usurpée : ses chaussures = des pantoufles à prix pas de pantoufles. Galliane les garde aux pieds, du coup.
00h30. Retour à la maison. On ôte le jean, on s'apprête à retirer ses chaussures not so made for walking, on réfléchit deux minutes, quand un Brun surgit et dit "Roooww, c'est beau, ça fait d'encore plus belles jambes, les talons, t'en mets jamais". On pense plus trottoir, ni voirie et encore moins Nicolas S. On pense à dormir en talons hauts, après tout, les Chie Mihara ce sont des pantoufles.
11/01/08
"Blue period" (The Smithereens)
Ou comment j'inaugure avec force cérémonie ma période bleue (fin 2007-2008 unlimited)
Monomaniaque, monochrome, tout ce que vous voulez après tout, comment vous dire tout est bleu. L'envie du moment. Du vif, du dragée et surtout du marine car si en vraie neuneu, j'ai jamais rien compris au faux-noir, je sais que le marine en est un, c'est Marie-Claire (janvier 2008, p 145) qui l'a écrit et je fais toujours confiance à Marie-Claire. Un prénom bien rassurant, digne de confiance, pas comme Isa ou Lolie ou Julie.
Et quand je lis ci et là que nous allons copieusement mariner cet été, jusqu'au bout des ongles même (Bleu Satin pour Chanel), je me réjouis. Depuis quelques semaines, le bleu est roi dans ma penderie :


Avant ma frangisation excessive, manteau Maje bleu, blouse Swildens bleue, ballerine Maloles bleues et blouse Please Don't bleue, amen
Maintenant, si la Banque européenne voulait bien me financer, cette robe Manoush serait déjà sur mon dos :

Disponible chez www.poopoopidoo.fr
Cette monomanie se poursuit dans mon coffret à bijoux qui, en un klein d'oeil, prend des airs de bluette romantique :


Sautoir camée Nadine Delépine (Boutique Rue Princesse, Paris), et sautoir Mes grigris chéris, dispo sur www.lapenderie.fr
Et bientôt, leur petit frère de sang bleu, si j'arrive à le trouver car il a l'air assez indisponible, le vilain dur à cuir :

Le sautoir Malababa chez Maje, à gauche
Une fille jamais facile, à toujours quérir ses Graal jusqu'à épuisement (des stocks). Mais même le bleu à l'âme, à coeur gallian rien d'impossible.
Et vous? Allez-vous vous laisser submerger par cette vague bleue ?
EDIT : merci Dolorès, une preuve que même les spartiates s'y mettront :

Modèle Mellow Yellow, déjà disponible sur www.laredoute.fr
03/12/07
"Jacadi" (Christophe Willem)
Ou comment je vous aide à dire adieu à votre blouson de cuir jusqu'à mars prochain sous le haut patronage d'une Tortue
On m'a vue dans le Vercors, sauter à l'élastique. Voleuse d'amphores, au fond d'une crique. On ne m'a pas vue faire la cour à des murènes, en revanche, mais parcourir Gala, cette semaine, et on a été surpris. Dans Gala, on apprend tellement de choses, Linda Hardy potentielle nouvelle première dame de France, "L'amour est plus fort que tout" entre Christian et Adriana Karembeu, Olivia Ruiz a 40 paires de chaussures à 8 cm de talon et pas 9, on aurait tort de passer une semaine sans savoir tout ça.
Dans Gala, on dit, page 44, que "le caban fait son come-back". Alors moi je suis contente de le savoir revenu alors que je ne le savais pas parti, d'une. De deux, je me dis que c'est formidable, ce nouveau roman d'amitié qui s'élance, parce que "Jennifer Lopez, Nicole Kidman, Brad Pitt, Kylie Minogue et Lindsay Lohan ne jurent que par lui".
Moi, toute Lindsay Lohan que je ne suis pas, maman respire, le caban non je ne l'ai pas ouu-bli-é (conseil de prononciation : Aznavour). Il n'y pas si longtemps, je vous parlais de lui :

Caban Et Vous, 285 euros je crois
Alors je n'aurai jamais la blondeur angélique de cette poseuse, ni la dégaine, à part si je me décide à aller chez H&M investir dans une paire de collant fuchsia. Mais ce caban, je l'ai eu, 110 euros sur Ebay.


"Mais ton blouson de cuir, alors?" (le choeur)
Et ma pneumopathie carabinée, tant qu'on y est? Mon cuir, mon vrai, mon Johnny Hallyday, j'ai quelque difficulté à le porter en ces temps où même Paris Hilton mettrait une culotte pour sortir. En décembre, vous l'aurez compris, Charles détrône Johnny.
Et vous, caban or not caban? Mais surtout, comment portez-vous votre cuir en plein hiver?
PS : d'ici 13h, un sublime caban APC à adopter sur Ebay. Il est à 50 euros pour l'instant.
26/11/07
"Girls" (The Beatles)
Ou 15 filles, une créatrice, plusieurs possibilités
Elles ont apporté des bonbons. Parce que les fleurs, c'est périssable, puis les bonbons c'est tellement bon, bien que les fleurs soient plus présentables.
Coquelicots pour miss Cily, coca qui pique pour la gente Fanny, 15 blogueuses triées à la volée ont applaudi, samedi, la 1re vente en appartement de la Fée. Comme fallait faire quand même comme si c'était VIP, ben les 15 heureuses élues ont attendu en bas 15 minutes qu'on leur ouvre la porte. Les créatrices, ça aime faire genre. La grande Galliane aussi, vous commencez à la connaître, avec ses oxymores et ses chinchillas.
Donc, évidemment, j'ai foiré la partie "représentation picturale de l'événement", et je vous sers du joli n'importe-quoi pour respecter ma ligne éditoriale : "le poids des mots, le flou des photos".


Bilan de la journée : une circulation beaucoup plus fluide qu'au Salon du Prêt-à-Porter, définitivement ; des essayages de So Sweat' en salle de bain et un admirage final en cuisine Schmitt ; du bonbon à foison et de la chouquette pour niquer sa diète ; des sourires, une maman qui tâte du molleton, du Feist, de la manche ballon, du "Tu me dis ce que t'as acheté chez Isabel Marant, putainnng?".
Au final, miss Muriel a pris le bonnet en noir et Le Parisien ne fait pas sa couv' d'aujourd'hui dessus, il ne restait plus qu'un So Sweat sur le portant, à peine deux litres de jus de fruit ont été bus et mon Brun est prêt à épouser celle qui a apporté les muffins géants.


Sweat rose poudré, blouse sweat "Galliane"
Ce sera pas non plus marqué dans Le Parisien, mais il reste quelques merveilles à acquérir, notamment les fameux gilets de Punky B. Pour cela, contacter La Fée, 15e lien à gauche. Vous verrez, elle a fait quelques séances photo dernièrement, mais elle a pas encore trop pris la grosse tête. Que celles qui ont poireauté 30 minutes samedi confirment. Merci, les filles.
21/11/07
"Beauty on the fire" (Natalie Imbruglia)
Ou comment je propose un intermède zen et relaxant (mais sadique) dans la furiosité sourde des ventes presse, et je révèle le secret de ma frénésie de shopping
Attention, grande première. Tapis rouge, boule à facette, Champomy et robe Alain Manoukian de sortie, aujourd'hui, je cause beauté. On m'y a un peu poussé, faut dire. On s'est dit, dans des hautes sphères, que je ferais mieux de soigner un peu ma peau, à 25 balais, qu'est ce qu'elle fiche cette grande duduche. On a sûrement lu, aussi, ma plus belle confidence beauté, glissée chez Punky B il y a un mois : "Alors moi, les crèmes, je les choisis en fonction de l'emballage. Là, c'est Happyderm, parce que la pompe est rose et a une jolie forme". Sourire de Fernandel. Donc, on a eu pitié, on s'est senti investi d'une mission et on m'a envoyé ça :

Une jolie gamme Kenzoki de Kenzo à tester, merci Buzzparadise.
Alors comme je suis docile et un peu Joëlle Goron dans Frou Frou, je teste. Mise en place imminente d'un Kezako Kenzoki pour vous dire si l'eau bienfaitrice euphorisante, le duo sensuel peau tentatrice, le duo dopant peau ravivée ravitaillée, l'eau bienfaitrice sensuelle etcoetera ont un effet sur ma peau saccagée par des merdailles achetées en grandes surfaces. Ben oui, vous croyez que je me paie du Jérôme Dreyfuss et du Erotokritos en vendant mon corps mes meubles ? Pif paf pouf, secret de ouf' : je réduis à néant mon budget beauté. Dentifrice, crème hydratante d'opérette en supérette, déodorant itou et gel douche Le petit Marseillais pour grande cagole, voilà tout. Donc si vous voulez de la vraie beautéconseil, vous vous êtes trompées de fenêtre, c'est là.
Vous : "Mais tu n'as pas peur de ruiner ton capital dermique? Tu ne regardes pas la composition de ce que tu achètes? Tu ne t'épiles pas l'hiver?" Que de questions, que de questions. Je vais mettre ma crème planante, et je reviens répondre. Ou pas.
Et vous? Quelle est la répartition de votre budget shopping mode / shopping beauté? Et Kezako Kenzoki?
Demain, chapitre 4 du guide Vente presse pour les nulles : la vigilance.
06/11/07
"APC" (à peu près Jackson Five)
Ou comment j'ai suivi, baba, des bobos dans le piège tendu par APC
En une heure et demie d'une vie, on peut : aller voir Control d'Anton Corbjin / lire quatre chapitres du fameux Marisha Pessl / repasser 10 chemises du monsieur à côté de vous sur toutes les photos.
Moi, j'ai choisi d'aller me peler les miches et autre mimines à Ivry-sur-Seine, bucolique petite bourgade de la région parisienne, un samedi après-midi. Jamais là ou on m'attend, en somme, puisque Jean Touitou dit "Toutou" pour les intimes, avait ouvert les portes de son usine bien avant que j'arrive, le sagouin. Jamais là où une fille sensée devrait être, même si y'a marqué "braderie APC", même si y'a sous-marqué "tee-shirts à 5 euros", même si y'a une file qui ressemble à un défilé de mode - bottes vinyles blanches et gilets moumoutes sous des sacs fauves qui auraient fait la guerre de Sécession. Jamais plus tu ne te placeras en queue de peloton, compris?
Parce que le concept de ces ventes, pas besoin de détenir un MBA en marketing ascensionnel pour le résumer en deux temps, trois énoncements. Désolée, je powerpointe toujours pas.
1) Tu viens parce que le flyer te dit - 75 % sur les vêtements et que c'est bientôt Noël / pas encore les ventes presse. Tu t'impatientes.
2) Tu restes malgré la queue devant toi parce que t'as pas pris le 2e segment de la ligne 7 qu'a un métro toutes les 15 minutes et que si les gens attendent, tu moutonnes petite conne.
3) Le principal : quand tu rentres et que tu vois ce qu'il reste par terre, en taille XXSmall et en colori méchoui d'automne, tu achètes quand même parce que t'as pas fait ça pour rien, non?
Alors, la grande Gal', elle l'a pas ramené, elle a fouiné, elle a copiné, elle s'est mouchée (parce qu'APCrhumée à force d'attendre) et elle a acheté :

Jupe en jean APC, 15 euros au lieu de 120 marqués, foulard Madras
Jusque-là, la moutonne s'en sortait bien. Puis, comme elle s'est dit que c'était pas assez lourd pour trois heures perdues, elle s'est mis en quête de trouver autre chose. Une robe, une chemise, un cuir, des chaussures? Que nenni, c'est pas Gigastore mais la vente usine APC, je vous prie, faut lire le titre des billets quand même. Donc, elle a pris ça :

Je ne peux pas légender cette photo, je n'ai pas encore tout à fait compris, 170 heures environ après cet achat, à quoi il servait. Ca a l'air de trousses vynile vertes. Ca a l'air moche. Ca a l'air de servir à rien.
Pline l'Ancien serait tenté de dire que le marketing ascencionnel a encore de beaux jours devant lui. Galliane, elle, aurait juste envie de buder.



