28/09/07
"Get rich or die tryin'" (50 Cent)
Ou comment je poste vite fait parce que vous me manquez trop mais ma mère m'accapare et bientôt elle part
Rien à redire, je ne trouve plus les mots. Modèle parfait (babies à talon), hauteur parfaite (5,5 cm, c'est déjà beaucoup pour une grande fille comme moi), couleur parfaite (noir c'est noir), le fashion sans faute. 20/20, l'ABC d'APC.
Une seule annotation, en marge : "le prix laisse à désirer" (250 euros).
Je veux les mêmes.
En moins cher.
Donc ...
"Les FILLLLLLLLLLLES!"


Ah, sinon, parce que j'en suis vachement fière et que je vais me la péter un peu, non mais : y'a une pièce merveilleuse de la Fée qui porte mon nom. Elle est pas belle, la blogosphère?
26/09/07
"Old Times" (El Presidente!)
Rien ne va plus dans mon si grand monde. Il y a peu, je vous narrais mon incursion dans les boutiques pour homme, et me voilà désormais avec un sac de monsieur au poignet. L'amour du risque ("Jonathan et Jennifer, les justiciers milliardaires", comme ça c'est fait) chevillé au corps, j'ai poursuivi mon exploration de mes fashion interdits. Samedi, je me suis hasardée dans une boutique de fripes, et me voilà désormais avec un sac de mémé à l'épaule. Ma révolution porte un nom : Omaya*.
Les fripes et moi, on a toujours eu du mal. Première raison : mon hygiénisme primaire. On a beau me dire que ce tas de chiffons, là, aux puces de Clignancourt, bah il est propre, mon radar Super Croix se met en mode méfiance. Et quand j'envoie la main, c'est uniquement enveloppée de son gant Mapa fuschia. Seconde raison : mon impatience carabinée. J'ai beau (merci Alix, merci La Fée) me dire qu'il y a forcément une pépite parmi tous ces portants en rang lignés / ces bottes échevelées / ces sacoches empilées, j'ai la flemme de la trouver. Surtout quand je vois la pro du genre (la grande aux cheveux longs noisette, sourire Demi M. au vent, tunique flower sous sa veste militaire) exhiber devant le caissier le modèle ultime. Mon petit esprit inexpérimenté et moi, on ne lutte pas avec GI Jane.
Mais vous l'avez compris, depuis ma virée au H&M hommes, je ne crains plus personne en Harley-Davidson. Et c'est sur mon rutilant vélib' que j'ai rallié le susnommé Omaya, gros vendeur de sacs vintage sur le net et maillots de foot en touts genres.


Et là, mon esprit coupé carré et bien net jubile : c'est propre, espacé, aéré, plein de casiers et de cartons. Pas de vêtements de filles (hormis des trenchs Burberry en excellent état que ma CB a ostensiblement ignorés), juste des sacs (et des pochettes) rangés par couleurs et des bottes par pointure. La fripe chic, quoi. Parfait pour une pseudo rebelle qui roule en Vélib' (je préfère devancer vos commentaires). Un bémol : c'est pas donné (le sac : 22 euros, contre 10 euros chez Freepstar par exemple), les bottes ne chaussent souvent pas comme prévu (Moi : "Non mais vraiment, vous êtes sûrs que c'est du 41 dans votre carton là?" , Lui : "Ah, mais ce sont souvent des modèles italiens, c'est sûrement pour ça", Mon pied, qui parle pas italien : "ouais, vas-y, dis que je fais du 42 tant que t'y es", mon pied parle mal et j'ai souvent mal au pied). Tant pis pour ces divines boots taupe, oublions ces platitudes bleu nuit, et repartons tout de même avec ça pour nos envies marine de cet hiver (car j'ai récemment adopté une veste marine, j'vous ai pas dit? J'vous dirais alors bientôt) :
La couleur exacte se situe entre ces deux photos-là, place à votre imagination. Mais non, vous ne rêvez pas, y'a bien un espèce de macaron doré très messe-du-dimanche-matin tout à fait discutable sur la face avant. Je croyais pouvoir l'ôter mais il me semble plus résistant que prévu. Alors j'fais quoi, je l'attaque au marteau-piqueur ? J'veux bien ressembler à Simone Veil, mais bon ...
Comment ça, Christine Boutin?
* 55 rue du faubourg Saint-Martin, métro Strasbourg Saint Denis , oui je sais c'est Byzance, mais va pas croire que je vais aller sur mappy pour toi non plus.
25/09/07
"Mon cabas au Canada" (Line Renaud)
Ou comment je détourne salement un titre de chanson pour gagner du temps et parler plus vite de ma chère Vanessa B. (qui aime peut-être le Canada, mais faut lui demander)
Je vais vous entretenir rapidement aujourd'hui. Ce n'est pas que je vous aime plus, bien au contraire (dans mes bras), c'est que y'a ma mère qu'a débarqué et que c'est moi en pire, donc je gère, et que y'a pas 36 choses à raconter sur le sujet que j'ai choisi.
Il ne vous avait pas échappé que votre cabas Franprix /Tati / Monoprix en plastique dur (parce que les sacs plastique, on arrête ça pollue ouh pas bien) était devenu tendance, et pas que pour la virée corvée du samedi. Pas plus tard qu'hier, une gentille greluche se rue sur une autre chez l'ami souedish, la scène : "Oh mon dieu, où vous avez acheté votre cabas Bonne Maman" (un truc jaune informel avec de gros pots de confiture, véridique), l'autre, le plus beau jour de sa vie : "C'est un objet promotionnel, désolée, on les réserve au personnel". Cette saynète de vie commerciale est, ma foi, révélatrice : que la 2e greluche travaille chez Bonne Maman, certes, mais on s'en tamponne le bulbe rachidien, mais surtout qu'il vous faut un cabas. Il y en a de partout (Etam, Ash, Louison, etc..), il y aussi celui-ci pour les veryupperclass qui parcourent ce blog (genre, Sofia Coppola et Rosy Varte)

Cabas Vuitton, photo Vogue
Tout cela pour en arriver au fin mot de l'histoire : même ma meilleure amie Vanessa Bruno s'y est mise. Avant, quand les gentils dinosaures couraient encore dans les vertes prairies de notre belle Gaule, elle avait créé ça : (que j'ai eu porté puis largement revendu)

Aujourd'hui, alors qu'on peut rallier Paris et Marseille en 3h et que les Français ont élu le premier président bling bling de l'histoire, Vanessa elle a lancé ça :

Cabas en cuir et lanières toile, existe en noir, anthracite et taupe, 190 euros
J'aimerais savoir, d'abord, avant d'éventuellement dégainer ma bluefriend : vous préférez quand les dinosaures gambadaient, ou quand c'est le président bling bling qui gambade, son Iphone dans le shorty? Ca pourrait m'aider, des fois.
EDIT : je n'envisage pas d'acheter un cabas paillettes, les filles, je voulais juste savoir si vous étiez plutôt ancienne ou nouvelle école concernant le cabas Vanessa B. Morale de l'histoire : ne pas rédiger de billet avec 2 grammes dans le sang, j'en deviens total sibylline !
22/09/07
"Everyday now" (Texas)
Normalement, je ne devrais pas être là. On se voit trop, vous et moi, mon Brun commence à "buder". Mais la douce Melle E m'a fait culpabiliser, hier, avec son altruiste "dommage que seules les Parisiennes puissent profiter de ton bon plan".
Pff. La provinciale en moi a dégluti, la mine effrontée comme, et aussitôt réagi : "Mais quelle boutique peut-on trouver partout en France?", et aussi sûr que M. Pokora est un chanteur, elle a pensé suédois (comme d'autres mâchent suédois, "krichprollches", ou meublent suédois, "Iquéa").
Et comment ne pas penser suédois quand on voit ça partout?
Il s'appelle "Every day", il existe en noir, gris et moutarde, il est LA pièce de la collection Automne (couv' du catalogue professionnel), il est d'excellente qualité, il est bien coupé, il est froncé de l'épaule, il est poché comme il faut, il est confortable, je l'aime.
Et il est modeste avec ça. 29,90 euros, vous vous rendez compte? "Mais c'est quoi l'embrouille?", vous dites. "Mais il n'y en a pas", j'réponds, urbaine. Tout en sachant pertinemment que Monsieur est très demandé, trop demandé, et déjà sold out dans de nombreuses boutiques.
Donc qu'est ce que vous faites encore devant cet écran? Surtout qu'un vendeur m'a confirmé qu'Every Day allait vite prendre de la valeur et s'afficher à son prix réel, soit 49,90 euros.
Et moi, qu'est ce que je fiche encore devant l'écran ?
Mais vous m'prenez pour qui, je pensais qu'avec le temps vous me connaîtriez mieux.


Elle fait sa Daria, elle fait sa Carla, et elle veut plus vous voir là.
21/09/07
"Leather" (Tori Amos)
Christian Dior m'a écrit hier. Il m'a écrit, sur un joli bristol, qu'il avait le plaisir de me faire découvrir son nouveau Mascara-Diorshow-Black Out-Mascara-volume-spectaculaire-noir-intensité-khôl et que pour m'initier au maquillage des podiums, j'avais rendez-vous dans ma parfumerie. Christian Dior est un chic type. Christian Dior écrit beaucoup de choses sur des petits bristol, aussi, il est fabuleux un peu.
Mais sous ce déluge de Aypinesse, je reste une grande fille simple et généreuse. Vous vous rappelez que je vous avais parlé d'une boutique qui vend de jolis sacs en cuir pas cher? Vous vous rappelez que j'avais bêtement oublié le nom de la boutique (ouais, ça, pas de problème, vous vous en rappelez, pfff)? Hier, j'ai fait attendre la lettre de Christian Dior dans ma boîte aux lettres pour réparer cette erreur de mauvais goût. Retour à la case Kaem, 12 rue Montmartre (IIe).
Evidemment, ce bon plan ne concerne que les Parisiennes pour le moment. Donc les autres, soit vous m'aimez bien mais c'est adorable les filles et vous lisez, soit vous allez faire un tour chez Marie et ses jeux de mots dignes de Laurent Ruquier, soit vous vous mettez au boulot, marre de la France qui bosse pas merde qui va payer nos retraites régimes spéciaux ?
Donc, Kaem, créateur récent, des jolies formes (le sac, je précise), de la couleur (prune, aubergine) mais aussi du basique (taupe, noir, nègre), un peu dans la veine de Brontibay mais en deux fois moins cher. Le môssieur m'a dit qu'il pratiquait de tels prix "pour que les femmes s'achètent non pas un mais deux sacs à l'année". Sic, je quote, mais ça veut pas dire que j'approuve cette façon de raisonner (en gros, deux fois plus de sousous dans ses popoches). Le mieux quand même, c'est que je me taise et que je vous laisse choisir / regarder / aller chez Marie / une lamelle de Justin Bridou peut-être?
Les modèles, dont ce dernier maxibag, tournent autour de 119/129 euros, ce qui pour du cuir n'est vraiment pas excessif. Pour celles qui veulent du plus stylé, évidemment, y'a toujours Matières à Réflexion (rue de Poitou). C'est là que je vais, c'est là que j'irais, grande fille modèle rime avec fidèle. Et pour les autres, les non-Parisiennes et les grincheuses, ben, vous avez qu'à regarder Laurent Ruquier de ma part.
19/09/07
"Take it or leave it" (The Strokes)
Aujourd'hui, marre du rose saumon et du gris souris, va y'avoir du sang sur ce blog. "Va y avoir du sport, mais moi, j'reste tranquille" sur mon petit siège de bureau, à regarder le combat que je lance sous vos yeux ébaubis.
Quand, à 9h36, le facteur a sonné pour me remettre un colis, j'ai su, les paupières encore collées, qu'un habitant de ma penderie n'allait pas passer la journée. Vous allez me dire, "mais comment tu savais ce qu'on t'apportait?" (Vous êtes drôlement spirituelles, ce matin, ça change). Je vous réponds que d'une, je commande pas 36 merdailles à la Blanche Porte, moi, et de deux, que si tu dois recevoir un truc pareil, tu l'oublies pas. D'abord, parce que le truc en question t'a à moitié bousillé ta soirée de vendredi soir car l'enchère Ebay se finissait à 22h05. Ensuite, parce que ce colis de 30 cm sur 20 cm doit rendre ta vie plus Marante.
Vous voyez ce que je veux dire, maintenant?


Bottes Isabel Marant neuves vendues par Absolutely Fashion Boutique sur Ebay, 199 euros, mi-cuir, mi-toile brune (il en reste une paire en 37, j'balance pas, j'renseigne)
Je les aime déjà, beaucoup, à la folie, passionnément. Mais que faire, mes très chères damoiselles, quand on a déjà craqué pour les bottes Zara de Punky B? C'est là que vous intervenez : une "bottle battle".
Lesquelles garde-je ? (Sachant que j'ai encore le ticket des Zara, jamais portées) ? Lesquelles vont quitter le château de la Star Academy Penderie Academy?


Et puisqu'on est dans la botte, restons-y, hop, voilà ces beautés Zara fauve qui ont mobilisé toute la blogosphère fin août :


J'vous demande pas votre avis sur celles-là, manquerait plus que mon blog devienne le café du Commerce (JE LES GARDE je précise!). J'vous offre juste quelques secondes de plaisir en ce frileux matin midi d'automne.
Mais sinon, pour les noires, vous m'aidez? Parce que j'suis bien embottée*, là.
* Florence Foresti ne l'aurait pas faite, je sais, mais "Ce qui ne tue pas te rend plus fort" (Eve Angeli).
18/09/07
"Divinidylle" (Vanessa Paradis)
Où comment je vais obéir à vos ordres et ma CB aussi
MODEstement causant, le "Je t'aime moi non plus", divin va-et-vient gainsbourien, ça me connaît. Dernier épisode en date : le Grec et moi. Erotokritos et moi, pour être plus précise (et pour toutes celles qui se figurent ma gueule frangée en train de regarder amoureusement un kebab). On s'est encore ratés, façon Casablanca, le ferry qui part, les larmes d'Ingrid Bergman et tout le tintouin. Une commande annulée sur Urban Outfitters, et l'espoir de porter un jour une de leur délicates robes, pfui, envolé, stock épuisé, larmes ruisselantes sur mon clavier.
La collection Eros, distrivuée Rue d'Argout? Là encore, la crise conjugale, "je t'aimais, je t'aime, tu me rejetteras". Une question d'argent, évidemment, mais aussi d'image ("Non, on ne prend pas la vitrine en photo mademoiselle, sinon Eros il est pas content"). Si je n'étais pas moi-même "hellénique", je l'aurais aussitôt invitée à aller se faire voir chez les Grecs, la vendeuse. J'ai préféré "buder", vous commencez à me connaître.
Mais quand ça va mal, dans un couple, trêve de blablas n'est-ce-pas, des belles choses il ne faut que se souvenir.




Marre des histoires d'amour qui finissent mal en général, je veux du happy end et de la carte bleue qui frétille, le Grec et moi allons surmonter cette épreuve. Le premier pas, je le ferai donc en craquant pour une de ces pièces, c'est décidé, et je dédramatise cette tragédie bazarparisienne sous forme de jeu : parmi ces 4 pièces, pour laquelle vais-je craquer? Mais surtout, pour laquelle dois-je craquer?
17/09/07
"Girls & Boys" (Blur)
Une grande fille modèle, ça respecte l'étiquette. Ca mange les frites avec sa fourchette, ca marche sur les passages piétons de ses bottes légères, ça pleure devant Grey's Anatomy. Et quand l'étiquette dit : "Fringues pour hommes", ça rentre pas dans le magasin parce que c'est pas un homme. CQFDédé.
- Toi : "Une grande fille modèle, ça doit être ennuyeux..."
Mais comme tu y vas, petite impudente. Pas du tout. Ca oublie de se brosser les dents aussi, une fois tous les trois jours. Ca passe pas l'aspirateur même quand y'a tellement de moutons qu'on pourrait planter une crèche. Ca lit Elle pas toutes les semaines.
- Toi : "..."
Ne commence pas à faire ta rebelle qu'écoute du Avril Lavigne car j'vais te Guronsanner direct : jeudi dernier, je suis sortie de mes sentiers si bien balisés. J'me suis même encanaillée sur les conseils d'une fée. J'ai fait du shopping au H&M homme. Ouais m'dames, ça vous sidère le derrière, je sais. Jusqu'à aujourd'hui, toutes les belles résolutions de nos chers hebdos-mensos féminins, elles me passaient bien au-dessus du bonnet : "Piquez la chemise de votre homme", "Le veston d'homme : à se procurer en urgence", "La cravate, un must have". Car dans mon petit esprit étriqué tel Fergie dans ses bustiers, hormis au réveil, la chemise Zara de notre mec, bah y'a que Gisele Bündchen qui peut la porter en restant bombe femme.
Fi de mes préjugés précités, je me suis ravisée en voyant cette pièce homme qui pendait au bras nonchalant de la Fée. Et là, après trois coups de fils désespérés à tous les corners parisiens qui n'en avaient plus, je suis repartie avec ça :


Cuir véritable, 149 euros
Pour les Panamiennes, il en reste encore deux à la Défense puis... c'est tout. 3 ou 4 par magasin, et pas de réassort. Donc, mission 100% réussie, j'ai mon maxibigbag fauve qui se coordonnera parfaitement à mes bottes ET je ne verrai pas 134 filles sur mon chemin la même merveille au bras.
Je ne compte pas tout piquer aux hommes quand même (le kangourou comme les dents de requin en vraie résine, je laisse). Je ne suis pas une voleuse. Vous, si vous voulez me piquer mon bon plan, faites, on dira que j'ai rien vu. Mais mon Brun, qu'il n'y pense même pas.
PS : Et vous, un achat dans une boutique hommes? C'était quoi?
14/09/07
"Fashion victim" (Greenday)
Hier, l'équipe de France de basket a perdu à l'Euro, hier Brice Hortefeux a sermonné 20 préfets qu'étaient trop gentils avec les méchants sans-papiers, hier les Italiens ont fait la grève des pâtes.
Hier, j'ai accompli un pas apparemment capital dans la vie d'une modeuse parisienne. J'ai aussitôt pensé à la première fois où Marc Jacobs a réalisé un croquis (une souris, forcément), la première fois où Ségolène Royal a déposé son bulletin dans une urne (le délégué de classe, sûrement), la première fois où Loana a enfilé un soutien-gorge ("Man' ! Tu m'passes le 75A en léopard, je trouve que la dentelle fuschia c'est trop classique-e-e-e-uh" - la Niçoise a de l'accent).
Hier, j'ai pensé à tout ça en foulant pour la première fois de ma vie le sol vitrifié de chez Colette.
A l'intérieur, l'air était tout à fait normal (pas plus high-quality que chez Huit à Huit), les gens aussi (j'ai pas vu de nanas en total look Jennyfer, mais il n'y en a pas dans le quartier, c'est sûrement ça la raison), seul l'étage mode m'a surpris car il n'y aucun portant pour essayer des vêtements. Tu regardes le modèle sur le mannequin et t'admires, point (de code) barre, du coup Colette qu'est vachement sympa comme fille malgré son prénom de nonne te réconcilie avec ta CB.
Plus sérieusement, une fille comme moi (ouais Garance), la frange au vent et le portefeuille troué gruyère, vous croyez qu'elle n'achète rien chez Colette?

Alors, alors... Des babies Chloé ? Un chauffe-coeur en chinchilla Miu Miu? Une paire de gants cuir framboise pas mûre MJ ?
Vous étiez vraiment loin du compte, là. Une boîte métal de cachous à la pomme verte Hello Kitty, 3 euros en caisse. Hyper trendy, il paraît que la femme de ménage - de la voisine - de Marthe Mercadier ne jure que par eux. Vérification gustative faite, ils n'ont aucun goût, effet "nude" garanti pour les adeptes. Y'a pas à dire, question tendance, Colette tape vraiment toujours dans le mille. Bon, la première qui me sortira désormais que je suis une fashion-victim, elle tournera sept fois sa langue dans sa bouche, OK? J'lui filerai un cachou pour qu'elle s'entraîne.
PS : sinon, j'ai shoppé pleiiiiiiiiin de trucs avec Ma fée et Angie, et déniché une boutique super pour les filles qui aiment le cuir à prix raisonnable. Bientôt, si vous êtes sages.
12/09/07
"Justify my love" (Madonna)
Un jeudi soir, de retour d'une soirée de boulot classique...
-"Regarde ce qu'il y a pour toi sur la table.
Visions instantanées dans mon esprit embrumé par 8 heures de taf', Le Parisien d'aujourd'hui? Un reste de Pizza Sodebo froide? Je regarde parce que je suis docile et bien élevée.
-"Oh, Loulou/Doudou/Schlomo (rayez la mention inutile), tu y as pensé... Il ne fallait pas!"
A quoi Doudou/Schlomo a-t-il pensé ? Aux 50 000 points de mon permis amoureux, pardi. Pour celles qui ne comprennent pas, d'une c'est pas bien parce que ça veut dire qu'il y a deux mois vous me lisiez pas, de deux, pour piquer l'idée (des cadeauuuuuuux!), c'est là.
Sur la table, donc, un joli shopping bag plastifié Sandro. Bon, c'est pas encore du Prairies de Paris mais ça se défend. Tout se présente bien, j'ai encore en tête la robette mignonnette que mon adorable Brun m'a achetée pour mon anniversaire.
Papier soie crème chamarré, miam, je trépigne, je froisse, ah c'est noir c'est bien, ah c'est de la laine, ah y'a un noeud, ah c'est ... ultra court, ah c'est dégueu.

J'vous assure, la photo rend limite grâce à ce lainage informe. Là où je suis forte, c'est que je ne sais pas mentir. Je tente donc la franchise sourire Polydent, façon courage Fillon. Pas de quoi se décrêper le chignon, comme pour la réforme des régimes spéciaux, la pilule passe toute seule.
-Ah, merci mon coeur/ange/croquinou...
-T'aimes pas?
-...
- J'en étais sûr que t'aimerais pas.
- (Dans ma tête : "bah pourquoi t'as pris ça alors? Et les vendeuses, elles avaient planté le piquet de grève ou bien?" ) Face à lui : Oh c'est pas grave chouki, c'est vraiment la taille qui va pas, le modèle est top, c'est bête/balot (selon votre degré d'langage, j'peux pas tout faire nan plus). Et enchaîner aussitôt : T'as gardé le ticket?
Deux jours plus tard...
Devant les rayons de Sandro, tout était pourtant loin d'être gagné. Hormis la jolie blouse moutarde d'Alix que j'avais repérée (Lui, nature, devant une vendeuse en total look médusée de chez la Méduse : "Nan, j'te prends pas ça, ça fait mémère"), j'ai eu le plus grand mal à dénicher quelque chose qui me plaisait. Finalement, j'ai paré au plus classique (et ma CB a allongé la différence entre sa "oh-une-serpillière-Thérèse" et ma "oh-une-so-sweet-robe-baby-doll-qu'on-verra-mes-cuisses-de-grenouille") :

Robe bleu acier (MA couleur!) Sandro, pochette H&M
Et j'vous ai entendues, hein, les "oh bah alors, la pochette verte était plus belle, c'est bête".
C'est bête, vlà qu'je "bude"* , vous êtes contentes?
Quatre jours plus tard...
A mon tour, j'ai fait un cadeau à mon Brun qui le vaut bien.

Son nouveau meilleur ami, Dégraiss' Boy. Mon Brun a vite éclaté de rire et m'a tout de suite octroyé
5 000 points. Bientôt la robe le sac Erotokritos, les filles.
Pour les cours particuliers, voyez avec mon assistante.
* "buder" : synonyme de bouder dans le langage de Florence Foresti.









